Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 29 avril 2017

Haut de Page

Haut

Bordeaux 2017, année faste : grands projets

Mis à jour le 30 janvier 2017

Bordeaux 2017, année faste : grands projets

Une population qui s’accroît, un trafic aéroportuaire qui enregistre une année record, régulièrement au top des classements des métropoles où être – derniers en date Los Angeles Times ou MoveHub,…
Bordeaux attire, Bordeaux séduit et les projets foisonnent, l’année 2017 s’annonce comme une grande année !

Démographie en forme

La Nouvelle-Aquitaine est la quatrième région la plus peuplée de France ; entre 2009 et 2014, grâce à son solde migratoire, sa population a cru plus vite qu’au niveau national.
Au sein de la région, la Gironde est le département qui affiche la plus forte croissance avec +1,2% par an (+0,6% au niveau régional) soit un gain de 91.355 habitants en 5 ans et une population dépassant désormais le 1,5 million.
Sans surprise, ce sont essentiellement la métropole et la côte qui profitent de cette dynamique, par contre, l’est et le sud-est du département voient leur population stagner ou même diminuer.

Rive droite à l’honneur

Le fait marquant de l’année sera très certainement l’achèvement de l’Arena, LA grande salle de spectacle souhaitée depuis si longtemps.
La patience sera pourtant encore de mise, la livraison étant prévue pour fin 2017.

Cette salle dessinée par l’architecte marseillais Rudy Ricciotti, à la forme d’un grand galet blanc de 25 m de haut, pourra accueillir jusqu’à 11.000 spectateurs pour des concerts et événements sportifs, une centaine en tout par an.
Le parking de l’Arena a également été signé par Rudy Ricciotti offrant 1.000 places en silos ouvert sur 5 niveaux.

A proximité, la construction de la nouvelle polyclinique du Tondu, actuellement en centre-ville de Bordeaux, va démarrer ainsi que celle d’un nouveau groupe scolaire.

Mais le plus attendu dans les mois à venir est le lancement des travaux du pont Jean-Jacques Bosc.
8° franchissement de la Garonne entre Floirac et Bègles, il a été imaginé par l’agence OMA de Rem Koolhaas et Clément Blanchet.
Conçu comme un “pont esplanade“, il symbolise une nouvelle génération de pont : à la fois lieu de passage adapté à tous les modes de déplacements urbains (part belle faite aux déplacements doux et aux transports en commun) mais aussi un lieu de vie avec des espaces publics aménagés permettant d’y organiser des événements.
La durée des travaux est prévue pour 3 ans.

Autre infrastructure dont les travaux vont être engagés cette année, du côté de Lormont cette fois-ci et face à la Cité du Vin : Les Cascades de Garonne.
Ce nouvel équipement est un complexe thermoludique grand public, avec bassins de nage, jeux d’eau, spa,… capable d’accueillir jusqu’à 300.000 personnes par an.
Conçu par l’agence Brochet-Lajus-Pueyo, il s’élèvera sur trois niveaux, sera recouvert d’une coque et aura comme particularité d’être alimenté par une eau chaude naturelle à 42°.
A noter que le lancement de ce projet ne se limite pas au complexe thermoludique mais comporte également un volet aménagement urbain avec la construction autour d’un nouvel îlot composé de logements, bureaux, crèche, école d’ingénieurs, cluster su l’eau…

D’une autre ampleur, le nouveau quartier Brazza au pied du pont Chaban-Delmas va voir ses premières opérations lancées en 2017 ; son aménagement devrait durer 5 à 10 ans.
Pour rappel, le quartier Brazza s’étend sur 53 ha avec la construction de 4.950 logements, 90.000 m² de commerces, 38.500 m² de bureaux, des locaux pour l’artisanat, des hôtels, complexes sportifs et de loisirs,…
Sa conception confiée à l’architecte urbaniste Youssef Tohmé favorise l’émergence de nouveaux concepts urbains et nouveaux modes de vie à l’image de la nouvelle enseigne d’hôtel Jo&Joe du groupe Accor, la “cathédrale des sports” portée par l’UCPA, les logements aux “volumes capables” du Crédit Agricole immobilier, l’espace multiculturel “La Bellevilloise”,…

Enfin, 2017 signe sur cette rive droite l’achèvement de l’aménagement du Parc aux Angéliques débuté en 2010.
Imaginé par le paysagiste Michel Desvigne, il s’apparente à un vaste “jardin” jalonnant les berges de la Garonne et abritant près de 45.000 espèces de plantes.

Grandes ambitions

Le campus continuera sa métamorphose entamée en 2010 avec le lancement de l’Opération Campus mobilisant 538 millions d’euros pour rénover et rendre plus attractif le campus bordelais.
La fin des travaux réalisés en 3 phases est prévue pour 2022.

Après la livraison en décembre 2016 de la première phase, 2017 marque le lancement des études pour la réalisation des phases 2 et 3 qui seront menées simultanément, et surtout, la mise en service progressive du Neurocampus.

Ce campus dédié aux Neurosciences regroupera 650 chercheurs sur 17.000 m² avec comme objectif de hisser l’excellence bordelaise en la matière au niveau européen. L’intégralité de la recherche en neurosciences sera couverte avec un focus sur les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, la sclérose en plaques…).

Autre sujet mais grande ambition également : Bordeaux affiche sa volonté de devenir une destination phare dans le tourisme d’affaire et souhaite se hisser dans le top 3 des villes françaises organisatrices de congrès et grands événements.
Cela implique notamment la rénovation de son Parc des expositions devenu en très grande partie vétuste. Un plan de rénovation de 70 millions d’euros a été acté par les collectivités locales, de la Mairie à la Région en passant par la Métropole et le Département.
La première phase commence cette année avec la démolition-reconstruction du hall 2 dont la livraison est attendue pour fin 2018.

Libourne à l’offensive

Deuxième pôle économique de la Gironde, Libourne souhaite s’inscrire dans le sillage de la métropole bordelaise et bénéficier également d’une attractivité retrouvée.
Après la rénovation de son cœur de ville, plusieurs opérations de requalifications débutent cette année.
Les quais, essentiellement voués au parking jusqu’à présent, vont être entièrement réaménagés pour redevenir un lieu de vie et de promenade. Une première tranche de 1,5 km est lancée avec l’objectif à terme de requalifier les 5 km de berges.

L’ancienne école de sous-officier de la gendarmerie – ESOG -, vaste espace foncier et immobilier situé dans le centre à deux pas de la gare TGV, devrait enfin voir le début de sa requalification après de nombreuses années de flottement.
A terme, le site rouvert sur la ville aura une vocation essentiellement touristique avec un hôtel 5 étoiles avec spa et restaurant gastronomique, un hôtel 3 étoiles et un mini-palais des congrès de 300-400 places qui pourra aussi accueillir événements sportifs et expositions, mais également économique avec un plateau dédié à l’accueil de start-up.