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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 6 décembre 2016

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Sandrine Burgeat | de Paris à Bordeaux

Mis à jour le 25 mai 2016

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Sandrine et son mari sont parisiens, ils sont arrivés de Paris en juin 2014. Ils ont joliment restauré un hôtel en plein centre.

L’envie

Le souhait de quitter Paris était latent.
Mes parents se sont installés à Lignan de Bordeaux au moment de leur retraite, mon frère a fait l’internat à Bordeaux où il vit depuis presque 20 ans.
Nous sommes venus régulièrement, ce qui a alimenté notre désir de vivre ici.
Enfant, mon mari passait ses vacances à Mirambeau et Hossegor, c’est pour lui comme un retour aux sources.

Le déclic

A Paris j’étais cadre commerciale chez des éditeurs de logiciels d’entreprise.
Je travaillais beaucoup et gagnais bien ma vie mais tout cela manquait de sens. Un soir j’ai eu comme un déclic dans les embouteillages.

Le projet professionnel et familial

Nous n’envisagions pas la restauration (que mon mari avait expérimentée) compte tenu des horaires, et surtout pas à Paris.
Nous avions donc le projet de « Bordeaux »…. mais pas de quoi nourrir notre famille.
Tout cela s’est précisé il y a trois ans : nous avons racheté et transformé l’Hôtel de Tourny rue Huguerie.
L’hôtellerie, qui nécessite du personnel H 24, oblige dès le départ à organiser des roulements, à intégrer des salariés, ce qui laisse la liberté de choisir ses plages horaires.

De plus, la marge y est assez carrée, ce qui est plutôt rassurant.

Mon époux, mon beau fils (qui sortait d’un BTS hostellerie restauration) et moi-même avons constitué la première équipe, épaulés d’un veilleur de nuit.
Nous avons ouvert en mars 2015 et avons dépassé nos prévisions de taux d’occupation dès le mois d’avril.

Aujourd’hui l’hôtel est à 90% occupé et nous sommes ravis. Nous avons deux réceptionnistes et travaillons tous les 2. Nous sommes en train de créer une extension. Nous disposerons de trois suites de 40 m² et d’une salle de séminaire. Le marché manque de ce genre d’hôtel, hyper central et intimiste, d’un bon rapport qualité prix.

Vivre Bordeaux

Je suis arrivée plâtrée et je peux dire que le vélo m’a sauvée.
Nous avons trouvé un appartement à deux pas de l’hôtel, cela participe à notre qualité de vie.
Ma fille de 7 ans et demi va à l’école à deux pas, certains parents d’élèves sont devenus des copains avec qui nous sommes partis en vacances.

Comble du luxe, j’ai une amie de longue date installée en face de chez moi ! J’ai tissé des relations grâce au réseau de mon frère, et puis nous sommes dans une attitude positive vis à vis de la ville, nous encourageons nos amis à venir s’installer.

J’aime

  • La mer : me dire que je me suis baignée le 8 novembre à Hossegor.
    Aller déguster des huitres et des crevettes le dimanche au Cap Ferret dont nous apprécions le calme, même si nous aimons également la ville d’hiver et le club Pereire d’Arcachon.
  • Le développement du terminal Billy: un atout pour les hôtels, nous accueillons des gens d’un peu partout.
  • Nos dépenses ont été divisées par deux, une seule voiture, nous sommes moins consommateurs et vivons mieux avec moins.
  • Le climat est super, l’Espagne est hyper accessible.
  • Notre fille est heureuse, notre vie transformée. Tout est simple et se fait à pied, comme dans un village.
  • Le resto l’étoile de mer du petit commerce.
    Et puis notre cantine, l’excellent Tentazioni rue du palais Gallien où nous allons le samedi midi en famille.
    La table a cantina, que les parisiens qui débarquent adorent.

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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