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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 11 décembre 2016

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Ron Vargas | Bordeaux, je pensais ne faire qu’y passer, j’y suis resté.

Ron Vargas | Bordeaux, je pensais ne faire qu’y passer, j’y suis resté.

Ron Vargas est Bolivien, photographe et réalisateur de documentaires.
Il est venu étudier le cinéma à Bordeaux en 2012 et n’est plus reparti.

Ron réalise des documentaires pour Arte (Pérou la nouvelle loi de la jungle en collaboration avec François Reinhardt).

Première vision de Bordeaux, premières impressions ?

Je me suis senti dans un décor de cinéma en découvrant le centre historique avec ses ruelles mystérieuses et labyrinthiques.
En Amérique les plans des rues sont si carrés.

Première vision de la Métropole ?

Un ensemble d’une grande diversité que j’aime explorer.
Mon travail de photographe m’a permis d’y trouver des endroits désaffectés comme le château Le grand dragon à Bouliac.

Le cliché que vous aviez en tête et qui s’est avéré faux ?

Que Bordeaux est uniformisée et bourgeoise.
Elle accueille de plus en plus, sa diversité va crescendo.

Bordeaux ville d’accueil, de bienveillance envers les nouveaux arrivants ?

J’ai suivi un master en cinéma documentaire et je m’y suis rapidement fait des amis.
Il m’a été facile de rencontrer du monde dans la vie quotidienne.

Un lieu bordelais très « néo bordelais friendly » ?

Toute la ville.
Même si les bars latinos m’ont forcément accueilli.
Il y a aussi le collectif MACLA avec lequel je collabore pour des expos, et qui accueille des artistes latino-américains.

Bordeaux ville bon marché ?

Non, et de plus en plus chère.

Vos promenades favorites ?

J’ai habité Pessac dont j’appréciais les espaces verts, les bois.
Mais je dirais le quartier Saint-Michel.

Le lieu le plus photogénique ?

Le port de la lune, la nuit.

Sortir de Bordeaux pour aller où ?

A la plage, même en hiver, je viens d’un pays continental alors la mer à une heure ça change tout.

Votre avis sur le campus bordelais ?

Je l’ai trouvé génial pour ses espaces mais je reconnais que l’architecture y est inexistante et qu’il est loin de la ville.

Votre lieu de sortie favori ?

Le bar à vin Wine more time et les bars latinos : calle 8, chicho, casa latina.

Votre vie bordelaise ressemble-t-elle à ce que vous aviez imaginé ?

Non, je pensais ne faire qu’y passer, j’y suis resté.

Que pensez-vous de la relation que Bordeaux entretient avec son vin ?

Une relation forte, j’ai beaucoup appris et ma relation au vin a changé, ce n’est plus un produit pour faire la fête.
Il faut d’ailleurs presque aller à l’université pour choisir un bon vin !

Se déplacer à Bordeaux ?

Facile à pied, compliqué en voiture.

Un souvenir bordelais précieux ?

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Ma première photo de Bordeaux.

Votre asso, club d’influence préféré ?

Utopía, collectif qui fait du cinéma documentaire engagé.

Un projet bordelais ?

Une expo photos, les songes suspendus en 2017, j’expose bientôt à l’institut Bernard Magrez dans le cadre d’un concours.
Et puis continuer à collaborer avec Boris Macq mon agent.

Que rapporter de Bordeaux ?

Des noisettines du Médoc.

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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