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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 11 décembre 2016

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Olivier Lombardie, Néo Administrateur général de l’Opéra de Bordeaux

Olivier Lombardie, Néo Administrateur général de l’Opéra de Bordeaux

Première vision de Bordeaux, premières impressions ?

Beauté et cohérence architecturale. Mon père et mes grands-parents étaient bordelais. Je voyais alors les quais comme une autoroute sans accès à la Garonne.

Le cliché que vous aviez en tête et qui s’est avéré vrai ?

Que Juppé a radicalement changé la ville.

Le cliché que vous aviez en tête et qui s’est avéré faux ?

Que c’est une ville refermée sur elle-même, elle est plus mixte qu’il n’y parait avec des quartiers populaires en centre-ville, pas toujours relégués en banlieue.

Bordeaux ville dynamique ?

Une ville qui croit en son avenir.

Un lieu bordelais très « néo bordelais friendly » ?

J’espère que l’auditorium va le devenir.

Un bon plan à partager ?

2 concerts pour le prix d’un opéra (avec Don Quichotte) du 17 au 25 septembre.

Ce que vous êtes fier de montrer ?

Mon bureau, entre deux muses (ndlr : magnifique vue, je confirme !) au grand théâtre, face à Tourny et à la statue des girondins.

Etes-vous déjà entré dans un intérieur bordelais ?

Oui, notamment celui de Mr Harribey, mélomane mécène et président de l’association Arpeggio.

Bordeaux ville de labeur ?

De labeur et en quête de labeur.

Bordeaux ville de privilégiés ?

Tellement que je me demande pourquoi je ne suis pas venu plus tôt profiter de la mer, la montagne, la campagne et de toute cette beauté.

Votre lieu de sortie favori ?

Le grand théâtre et le restaurant « Au bistrot » place des capucins.

Que pensez-vous de la relation que Bordeaux entretient avec son vin ?

Ce monde du vin me semble proche et éloigné à la fois, autour de Bordeaux mais pas à l’intérieur, cultivant un certain mystère.

Le plus gros défaut de Bordeaux ?

La nostalgie et la petite tendance à l’entre soi.

Ce que vous ne comprenez pas de Bordeaux ?

La contradiction entre ses grandes ambitions et sa tendance à ne pas vouloir partager la ville, le pouvoir, les grands vins, les bonnes adresses.

Ce qui doit changer ?

Il faut casser les frontières invisibles, les quartiers sont un peu clivés, comme si habiter Saint Michel vous coupait des Chartrons. On passe d’un monde à l’autre en quelques mètres lorsque l’on change de quartier, c’est assez frappant. A Paris on a des amis dans tous les arrondissements, c’est moins vrai à Bordeaux où on vous dit presque Adieu quand vous changez de quartier. Il n’y a pas lieu de skyper tout de même !!

Votre monument préféré ?

La fontaine de la place Amédée Larrieu.

Votre lieu dérobé préféré ?

Le square dom Bedos, en revanche ce ne serait pas du luxe de refaire la place qui fait face à Santé navale, un peu terrain vague.

Votre expression bordelaise favorite ?

Ça me daille.

U

n souvenir bordelais précieux ?

Remonter la rue Sainte Catherine avec ma grand-mère depuis la Victoire, de plus en plus chic, comme si on allait vers la lumière !

Bordeaux, une ville où entreprendre ?

Il reste des choses à faire et le terrain est favorable avec l’attractivité ambiante.
Personnellement je créerai une boite de jazz pour renouer avec la tradition Be bop héritée de la venue des américains.

Bordeaux, une ville où l’on respire ?

Ah oui !

Votre loyer bordelais représente-t-il une part plus importante de vos charges que dans la ville que vous avez quittée ?
Ah non !

Votre to do list bordelaise

La base sous-marine, les châteaux de l’entre-deux-mers, et puis sortir, sortir, sortir.

Pensez-vous que la mayonnaise va prendre dans tous ces quartiers qui sortent de terre ?

Oui, si comme prévu il y a partout des infrastructures culturelles comme annoncé

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)
© photo d’Olivier Lombardie : Emmanuel Vivier

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