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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 6 décembre 2016

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Cédric Janvier - Directeur

Mis à jour le 4 avril 2014

Cédric Janvier – Directeur

Ex parisien arrivé seul et en dilettante, en bonne voie de sédentarisation bordelaise.

Pourquoi Bordeaux ?

Après une école de commerce, j’ai été assistant trader. Mes parents étaient dans l’hôtellerie à Paris et souhaitaient lancer un nouveau projet leur permettant de s’installer en province tout en gardant un lien avec la vie active.
J’ai pris la suite de ma sœur à la tête de leur établissement de Saint Germain des prés. Un de nos clients m’a mis en relation avec le vendeur de l’hôtel de Seze à Bordeaux. J’ai vite réalisé l’intérêt de l’emplacement. Les lieux n’étaient pas très aux normes, on ne pouvait que faire mieux.

Avant 2006

Je connaissais un peu la ville pour avoir effectué un stage aux chantiers navals bordelais, j’avais le vague souvenir d’une cité noire, de quais désaffectés. Je savais qu’un 5 étoiles était en construction dans l’hypercentre, créant un marché très haut de gamme jusque là inexistant à Bordeaux, le grand hôtel nous a d’ailleurs accueilli avec élégance.

Après

Quand je suis revenu en 2006 pour la première fois, j’ai été frappé, désorienté, j’ai eu l’impression qu’une nouvelle ville avait été construite et j’ai été conquis. J’ai apprécié la beauté, l’architecture, puis dans un deuxième temps la situation de la ville par rapport à la mer (j’aime la voile et le surf), le climat

Notre projet Bordelais

Nous avons pris possession des lieux le 15 janvier 2007. J’ai décidé de passer 6 mois dans l’hôtel en l’état et de le faire tourner, je me suis senti légèrement seul contre tous.
En 2 ans nous avons réalisé 40% de chiffre d’affaire supplémentaire : au delà du plaisir, il était question de réaliser un investissement intéressant qui garantisse le bon déroulement de la retraite de mes parents avec qui j’ai construit ce projet.
Nous avons trouvé l’archi qui nous correspond en la personne de Pétuaud Létang et avons couru après les banques.
Entre 2007 et 2011, j’ai passé à Bordeaux deux jours par semaine.
Le 25 juillet 2010, nous avons fermé l’hôtel pour travaux et n’avons réouvert qu’en octobre 2012.
Je me pose enfin
J’habite réellement Bordeaux depuis juillet 2011, j’ai un chez moi depuis quelques mois et cela fait quelques semaines que je m’autorise des jours de repos.
Je commence à me faire des amis, ma vie sociale a beaucoup tourné autour de mon boulot, des partisans du projet, de quelques copains d’écoles de commerces retrouvés à Bordeaux et de connaissances de régate ou de surf.

J’aime

  • Saint Michel et les Chartrons pour le plaisir de chiner.
  • La belle campagne : un resto très sympa ouvert par mon ancien chef de bar rue des bahutiers
  • Les quartiers Saint Pierre et Saint Paul qui me rappellent un peu Saint Germain des prés, la rue saint Rémi ce serait saint Michel avec ses restos pour les touristes.
  • Le bassin d’Arcachon hors saison et les alentours du grand Crohot pour aller surfer
  • Le trajet qui me mène de chez moi à l’hôtel à vélo par les quais
  • La facilité : pour sortir de la ville, aller au ski…
  • La qualité de vie : un parisien qui arrive trouve tout formidable, il met des années à s’y habituer

La transformation de la ville depuis 2007 qui a eu un effet sur le dynamisme : les commerçants ont fait des efforts, les châteaux ont ouvert leurs portes (c’était un non sens économique ces châteaux fermés aux visiteurs) et les bordelais se sont pris au jeu.
Lire des ouvrages sur la ville, son histoire, visiter ses musées pour mieux la comprendre et l’aborder.

Ce qui me manque et dont manque Bordeaux :

  • De magnifiques expos : Bordeaux aurait cruellement besoin d’un prestigieux musée, un Guggenheim, un Louvre ou un Pompidou.
  • J’aimais être au cœur d’une vaste métropole internationale, ici les frontières de la ville sont toujours proches, ce qui présente également des avantages.
  • Un grand aéroport: j’aimerais avoir le choix de plus de destinations, en particulier transatlantiques.
  •  De belles boutiques d’accessoires élégants autour du vin
  • De l’hôtellerie économique et de qualité, j’ai une vision très positive de la concurrence

Mes projets bordelais

Acheter un appart, investir dans un quartier vivant, central sans les nuisances sonores. Je ne veux pas forcément une échoppe avec jardin, la nature est si proche

Les gens

On m’avait dit les bordelais fermés, aristos, vivant entre eux, je n’ai pas trouvé du tout, ils me semblent généreux et cordiaux, probablement les effets positifs du melting pot.

Et demain ?

Le fait que des parisiens investissent à Bordeaux augmente la concurrence entre entreprises. Certains déplacent leurs sociétés ou choisissent de la créer ici, cela apporte une saine compétitivité.
Dans l’hôtellerie également, l’arrivée du mama Shelter, de l’hôtel de la presse prouvent que le secteur local se renouvelle. Des néo arrivants croient en l’avenir de Bordeaux, cela rend optimiste.
Nos banquiers ont été sceptiques quand à l’opportunité de créer un hôtel à Bordeaux.

En 2h j’ai su que je voulais réaliser quelque chose ici.

Bilan

On a fait à Bordeaux ce que l’on ambitionnait de faire à Paris, je ne le regrette pas.
J’ai un peu concrétisé le rêve familial

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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