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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 11 décembre 2016

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Laura Vasquez | Bordeaux : Le sentiment d’être chez moi

Mis à jour le 6 mars 2015

Laura Vasquez | Bordeaux : Le sentiment d’être chez moi

Laura a 26 ans et elle est originaire de Neiva au sud de la Colombie.
Venue en France étudier notre langue, elle y a rencontré l’amour.

La maîtrise des langues

En 2009, j’étais étudiante en relations internationales.
Dans mon université colombienne, qui est très réputée, la maîtrise de trois langues est exigée pour valider le diplôme que je préparais et qui correspond à une licence en cinq ans.
En complément de l’espagnol et de l’anglais, il me fallait parler couramment le français.

Je suis donc partie en 2009 comme jeune fille au pair à Arçais, dans les deux Sèvres, puis à Poitiers. Je n’avais jamais quitté mon pays. En 2010 j’ai validé mes trois langues et suis rentrée un an en Colombie avant de revenir dans le cadre Erasmus à Sciences Po Bordeaux et d’épouser Aurélien, un Niortais rencontré lorsque j’étais au pair.
Il me manquait le stage et le mémoire, effectué en 2012 au sein de la CUB.

Maintenant

Je suis étudiante en Master 2 en Développement des entreprises de l’économie sociale et solidaire (DEESS) à Sciences Po Bordeaux.
Mon mari m’a rejoint, il est cuisinier pâtissier.
Nous habitons près de la victoire. Je suis l’unique étudiante étrangère de mon master.

Bordeaux Alumni

J’ai eu la chance d’être sélectionnée dans le programme « Bordeaux Alumni », un dispositif de Bordeaux Gironde Investissement (BGI) qui permet aux étudiants étrangers d’appréhender l’économie de la région.
De retour dans nos pays, nous serons des « ambassadeurs » de Bordeaux auprès d’investisseurs potentiels.
Nous sommes parrainés par un acteur de la vie économique locale.
Ma marraine est Sylvie Recrosio, de Veolia. Deux fois par mois j’ai rendez-vous avec des personnes de toutes les antennes de l’entreprise susceptibles de m’intéresser.

La vie sociale

Je vois les gens de Sciences po, d’Erasmus.
Mon but en arrivant était de m’intégrer auprès des Français, j’ai dans un premier temps fui les réseaux latino-américains mais plus maintenant.
Avec Aurélien et sa famille, l’intégration s’est forcément accélérée.

Des projets ?

L’idéal serait de rester à Bordeaux, cette ville me plait.
C’est une petite ville comparée à Bogota mais pleine de vie et de choses à faire : des activités parfois gratuites, des fêtes à l’extérieur (la fête du vin ou du fleuve), l’opéra ou le théâtre avec des tarifs étudiants.

Les lieux qui comptent

Le miroir d’eau pour une après-midi bouquin.
L’Utopia, j’y passe beaucoup de temps.
J’aime découvrir des restos nouveaux, j’aime bien Ragazzi da Peppone et le Grill bordelais pour le magret, le confit ou l’entrecôte.

Ce qui me manque

Mes parents.
Ils sont venus et ont adoré Bordeaux. Je suis retournée un mois en Colombie l’été dernier et cela m’a suffi.
Les jus de fruits : corossol, mangue, papaye…

Des projets

Tout va dépendre du travail.
L’idéal serait d’être embauchée par une entreprise ESS (économie sociale et solidaire) qui gravite autour de l’environnement, du développement durable ou des droits de l’homme.
A partir de septembre, je cherche du boulot, je vais apprendre à me servir de mon réseau Alumni.

J’ai le sentiment d’être chez moi, sans savoir pourquoi.
C’est un sentiment que je ne m’explique pas, je laisse faire.

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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