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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 11 décembre 2016

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Jean Louis Mergny - Chercheur, banlieusard volontaire 

Mis à jour le 28 avril 2014

Jean Louis Mergny

A Bordeaux depuis septembre 2009, dirige une unité de recherche INSERM/Université de Bordeaux.

Arrivé de région parisienne après avoir grandi à Nantes et passé un an en Suisse.
Directeur adjoint de l’IECB (Institut Européen de Chimie et de Biologie).

Le projet

Ma venue a un objectif clairement professionnel,  une  belle opportunité s’offrait à moi. On m’avait  vanté les mérites de l’IECB et je n’ai pas été déçu : Nous avons des moyens pour travailler, une belle équipe, la région nous soutient activement.

Le job

Je dirige un  labo de recherche fondamentale, nous travaillons autour de L’ADN et de l’ARN (intermédiaire entre l’ADN et les protéines) et ce à des fins de recherche sur le cancer, les maladies génétiques, les antibiotiques.
L’institut doit  permettre à de jeunes talents d’éclore, former des scientifiques indépendants, mobiles.
Nos postulants arrivent d’un peu partout : Allemagne, Canada, Ecosse, Japon, France. La région est attractive, ça aide… Il n’est pas rare que les sortants s’installent à l’issue de leur contrat qui est de 10 ans.

Premiers pas

Notre arrivée fût chaotique, voire cauchemardesque :
La société de déménageurs (non bordelaise, je précise !) à laquelle nous avons fait appel a volé, cassé nos affaires et abîmé notre location : l’entrée en matière fût rude !

Où s’installer ?

Nos enfants étaient lycéens et collégiens, pas totalement autonomes, il nous fallait des transports accessibles : Talence nous a semblé stratégique, d’autant plus que ma femme travaille à Bergonié.
Nous étions déjà banlieusards volontaires à Paris, c’est un choix qui permet d’avoir un petit coin de jardin.
De plus je ne supporte pas les lieux à forte densité de population.
Des travaux dans le voisinage ont accéléré notre désir de déménagement, nous avons acheté barrière de Bègles.
Nos exigences : des commerces accessibles à pied, se déplacer à vélo.

L’intégration

Bordeaux est une ville discrète, du coup l’intégration y est plus lente.
La pratique du Chanbara (escrime japonaise) pour trois d’entre nous au club de Cestas a été motrice. Nos enfants ont découvert le surf et la guitare. J’ai une passion pour les flippeurs, avec un ami et l’association Aquiflip nous organisons des tournois : prochaines rencontres les 14 et 15 juin à Montenceix en Dordogne.
L’environnement est propice au travail, la région valorise certaines de nos recherches.

J’aime

  • Les quais, l’Utopia, fascinant, et le Jean Eustache pour les films en VO
  • Flâner à la librairie Georges à Talence
  • L’ambassade des services : papeterie associative du cours de l’Argonne
  • La maison désirée cours Galliéni pour ses whisky japonais et ses Armagnac
  • Aller au resto, si j’avais les moyens ce serait le Saint James, le pavillon des boulevards, mais on garde ça pour les grandes occasions
  • Les congrès à Bordeaux avec un repas dans un grand château, c’est intéressant et toujours bien organisé
  • Le trajet entre ici et le CHU (où je travaille également) qui passe par les vignes « carmes Haut Brion »
  • Le bœuf sur la place à Pessac pour son pavé de thon
  • Le café du port pour sa super formule à midi et sa vue sur Bordeaux et le pont de Pierre le soir
  • La pierre de Bordeaux et les échoppes sauf quand elle sont noires : on les croit petites et anciennes, elles sont parfois grandes et modernes, j’en ai visité de très belles en cherchant notre maison
  • Les commerces de la barrière de Bègles, le bœuf de Bazas de chez Deschamp barrière de Toulouse
  • L’UBB, je leur porte chance ils ont gagné tous les matchs auquel j’ai assisté

J’aimerais

  • Plus de relief même si à vélo cela m’arrange
  • Pouvoir me garer barrière de Bègles
  • Voir à quoi ressembleront  les quartiers de la gare et des bassins à flots rénovés
  • Une meilleure cohabitation vélo voiture tram
  • Qu’on arrête de me racketter au parking de la gare : les 10 mn de gratuité ne permettent pas d’aller chercher quelqu’un et les 2 ou 3 mn supplémentaires ont un coup excessif.
  • Moins de camions sur la rocade

 

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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