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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 11 décembre 2016

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Fatiha Bourdareau travaille dans les assurances

Mis à jour le 4 avril 2014

Fatiha

Elle a quitté Angoulême pour Bordeaux il y a un an et demi.
Une arrivée en douceur, par étape.

Le projet

Il est commun.
Mon mari et moi avions dû quitter Paris pour Angoulême.
Après vingt supers années charentaises, nos deux enfants grandissant, un nouveau cycle s’ouvrait à nous qui au fond sommes de vrais urbains. De nombreux amis passés par Paris s’installaient ici, devenu le lieu fédérateur. Nous venions occasionnellement les voir, faire la fête. L’envie de « Bordeaux tout le temps » s’est imposée. La vie avec des ados nous y a semblé simple et sûre.
Mon homme, enseignant en lycée, a postulé à l’université, un poste s’est présenté, il est parti le premier. 2 ans se sont écoulés entre la décision de partir et sa prise de fonction. Je l’ai rejoint en janvier 2012, date de ma mutation professionnelle. Les enfants (restés avec leur grand-mère en Charente) ont suivi au mois d’août. Nous sommes arrivés à Bordeaux en amoureux.

Où à Bordeaux ?

Lui était logé par un ami quartier Saint Michel.
Quand j’ai débarqué, nous avons testé la ville en variant les localisations d’appart’hôtels de janvier à mai :
Gambetta pour commencer, stratégique et central, puis les Chartrons où nous avions des copains et qui nous faisait envie. La réalité, les temps de trajets m’ont dissuadé, trop au nord avec un boulot à Bègles. En mai nous avons pris une location rue de Bègles entre la gare et Nansouty. Nous avons développé un attachement presque « addictif » à ce quartier : le marché des capucins, saint Michel et toute l’ambiance qui va avec y sont pour beaucoup, ce lieu de mixité nous rassure.
Nous venons d’acheter près de Nansouty .Quand nous disons habiter entre le cours de l’Yser et la rue Malbec, certains tordent le nez.

J’aime pas

L’expression gavé, tout est gavé, ce mot est une virgule, une ponctuation
Le peu de relief architectural et de constructions ambitieuses, actuelles, au delà de l’élégance

J’aime

Voir un beau projet contemporain entre deux échoppes classiques
L’accent, fort, chantant, méridional, identitaire.
Consommer du cinéma en version originale, même à l’UGC !
Les musées, arc en rêve
Je me sens encore en vacances ici, et quand je bois un verre en terrasse à St Michel, notre venue prend tout son sens

Les gens

Très gentils, les commerçants, nos voisins qui nous invitent à boire l’apéro ou nous prêtent une attention particulière, tous partagent le plaisir de ce cadre de vie. Ici rien ne nous stresse

J’aimerais

Un magazine culturel gratuit pour regrouper une offre très éparpillée
De vrais grands parcs au sud, la ville est tellement minérale.
Un festival en plein air non axé sur la consommation .
Que les capucins soient ouverts tard le soir
Un peu plus de mixité, même dans le bâti, le touriste et la photo ne font pas la ville.

Projets bordelais

Me mettre au vélo en ville pour aller bosser, visiter des caves
M’investir dans la vie du centre ville au niveau associatif
Aller découvrir la campagne (on a suivi le passage du Mascaret à Vayres, j’en ai des frissons, c’était exotique !)
Mon projet pour Bordeaux :Rendre sa place au quartier Nansouty. Pour l’instant c’est un carrefour, on y a fait le choix de la bagnole. Pourtant tout y est : les super boulangers, la pâtisserie, la presse, les maraîchers etc… Il faut laisser un peu de place aux piétons, suffit pas de mettre des livres en libre service et un parterre de fleurs !

Verdict familial

Un oui pour tout le monde, ma fille est fière d’être SUR Bordeaux même si ça n’a pas été simple tout de suite. Mon fils va voir des concerts, il fait de la guitare, il aime son lycée, va skater à la caserne Niell. Ses anciens amis viennent le voir et ils sont conquis par la ville, lui aussi et nous avec.

Les lieux qui comptent

Le Wunderbar entre la place Saint Michel et le cours Victor Hugo pour un apéro dans une ambiance rock
Chez Plume rue de Cheverus pour déjeuner ou prendre un thé
Les bords de Garonne rive droite pour pique niquer et faire un badminton au mois d’août face à la ville déserte.
La place de l’hôtel de ville pour prendre un café après une corvée de paperasse à l’état civil qui a la bonne idée d’ouvrir super tôt.
L’utopia : y voir un film (même nul) et rentrer à pied dans la ville silencieuse
L’i boat : dans le soleil couchant, ambiance musicale invariablement superbe.
La terrasse du CAPC dans un soleil d’hiver après une expo
Le bar à vin du CIVB : ce lieu résume Bordeaux, le vin y est sanctifié, de qualité et pas cher, on y parle toutes les langues.
L’institut Bernard Magrez, un pur bonheur

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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