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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 6 décembre 2016

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Elise Martimort | styliste, révélation bordelaise !

Mis à jour le 23 septembre 2014

Elise Martimort | styliste, révélation bordelaise !

Elise, styliste, parisienne de toujours, est arrivée à Bordeaux le 27 janvier 2010, avec en poche quelques économies, son talent, son énergie et une volonté de fer.

La conjoncture

A Paris en 2009, la crise « aidant », tout le monde autour de moi perdait son emploi. Je ne fis pas exception, remerciée de mon job de styliste pour lequel je développais deux marques. Je retrouvais des missions bien payées mais peu stables. Je vivais à cette époque seule avec ma fille de 5 ans.
J’étais lasse de m’acharner pour un poste convoité par 50 personnes et un certain raz le bol du cadre de vie et du métro parisiens me guettaient.

Le déclic ?

Un week end ensoleillé du mois de février, je suis venue à Bordeaux fêter l’anniversaire d’un ami d’ami. A la terrasse de Cap Sciences sur les quais, j’ai eu comme une révélation. Je n’avais jamais eu la moindre velléité de vie provinciale, je n’avais pas l’ombre d’une attache bordelaise mais la rencontre avec Bordeaux me fit envisager un ailleurs, le ver était dans le fruit.
En août 2009, je passais un mois à sillonner le Sud, de Menton à Bordeaux, coup de cœur confirmé du périple. Moi qui adore la Méditerranée j’ai découvert l’Atlantique et le bassin, le Porge et Andernos dans un premier temps, le Cap Ferret par la suite. Je suis rentrée à Paris en sachant que c’était pour y boucler mes valises.

Le passage à l’acte

J’ai appelé les agences immobilières. En octobre j’ai visité des appartements et des locaux commerciaux, sillonné la ville à pied, un plan de Bordeaux en poche. Je souhaitais comprendre les quartiers et estimer le potentiel professionnel, l’éventualité d’une clientèle future.

Le logement

J’ai trouvé un appartement.
J’avais quatre mois d’économies devant moi.
J’ai négocié des travaux contre la gratuité de mes premiers loyers

Le boulot

Je souhaitais rester dans ma branche tout en travaillant à Bordeaux. J’ai été dans un premier temps retoucheuse dans de belles boutiques, je déposais parfois des modèles dans des enseignes exigeantes.
En septembre 2010 j’ai commencé à enseigner dans une école privée de mode et donné des cours d’histoire du costume à Bordeaux II.
A l’issue de ces deux riches années je disposais d’une vision précise du milieu de la mode bordelais.
En parallèle, je testais et développais mes créations en participant à différents événements : le salon du chocolat et le Bordeaux Ynside fashion show en 2013. Ayant de bons retours, j’ai lancé ma marque et mon site internet depuis mon appart devenu showroom.

Ma collaboration avec le photographe Sébastien Rousselle pour l’organisation d’une expo hommage à Helen Von Unwerth fut décisive, activant mon réseau « mode ».
La réflexion d’une styliste m’a révélé l’évidence du mariage dans mon parcours de créatrice alors que les premières commandes de robes de mariée tombaient.
J’ai cherché et trouvé un local dans la rue Huguerie, idéale.
Je crée également des robes de cocktail, soirées et autres tenues de cérémonie pour enfant, l’été a été chargé !

L’intégration

Le premier réseau a été celui des parents d’élèves. Dans les écoles du centre ville, la population est pour moitié à mon image : (ex) parisienne, trentenaire et primo-accédante. Et puis je suis plutôt sociable.

Mes lieux

  • A Cantina rue des Bahutiers
  • Chez Fred place du Palais
  • L’autre petit bois place du Parlement
  • Le Santosha, l’Estacade, Cousin et Compagnie, le Petit Commerce
  • La Co(o)Rniche hors saison, quel endroit !!
  • Le village de l’Herbe pour déguster des huîtres

Projet bordelais

Acheter dans l’hypercentre
Monter une maison de la mode, l’expérience me démontre qu’il manque une structure fédérant les acteurs de la confection ( stylistes, créateurs, photographes de mode, etc…).
Il faut créer un réseau bordelais et aquitain, le vivier local est riche.
Pour exemple, sur mes 18 anciens élèves 15 sont partis à Paris faute de structures, on est loin du tempo parisien.
Faire s’installer ici mes amis parisiens: je leur montre le centre historique, de porte en porte et de place en place, le bassin, les vignes et les châteaux.

Je suis amoureuse pour de vrai de Bordeaux.

Interview réalisé parGuillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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