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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 6 décembre 2016

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Conor Irwin | I love Bordeaux !

Mis à jour le 5 novembre 2014

Conor Irwin | I love Bordeaux !

Conor Irwin et sa femme Stéphanie sont irlandais.
Ils sont arrivés il y a 6 mois de Londres où Conor a passé les dix dernières années.
Ils sont auteurs et acteurs, Stéphanie écrit également des romans, ils se sont rencontrés sur un tournage.

Avant

J’ai fait une grande école de commerce à Londres et travaillé dans le secteur bancaire mais le cœur n’y était pas.
J’ai suivi mon instinct de créatif et bifurqué vers la télé, le théâtre, le cinéma.
J’ai joué, donné des cours de théâtre, mis en scène et écrit de plus en plus.
Nous étions las de l’insécurité inhérente à nos secteurs aléatoires, et de Londres, devenue inabordable.
Nous souhaitions partir, l’écriture rendait possible notre mobilité professionnelle

Partir où ?

Nous aimons la culture et la qualité de vie françaises, ma femme est hyper francophile.
Ma belle-mère vit en Charente où nous nous sommes mariés en août 2013. A cette occasion nous avons passé quelques jours à Bordeaux. Nous avons trouvé la ville belle, relax, family friendly, avec une culture des « cafés ».
Nous avons fait le choix de Bordeaux.

La vie professionnelle

Nous n’avions aucune connaissance locale et ma maîtrise du français était modeste.
Stéphanie a fait science po Paris et parle parfaitement votre langue. Enseigner l’anglais s’imposait dans un premier temps. Trouver un logement sans travail ou un appartement sans boulot fût assez compliqué.
Nous enseignons l’anglais dans des écoles de commerce, des entreprises, Stéphanie a des clients privés, businessmen pour la plupart.

Bordeaux mode d’emploi

J’apprends encore !
Ici tout est simple, accessible, ne me parlez pas d’embouteillages à Bordeaux, ce n’est rien comparé à Londres.
Et nous avons eu la chance d’obtenir un appart, un job, un compte en banque, une carte vitale, sésames de la vie à la française.

Les plus : l’absence d’agressivité latente propre aux grandes agglomérations, la proximité de la mer et de la montagne, la taille idéale de la ville.
L’omniprésence de l’histoire, quasi palpable.
Les moins : La bureaucratie française qui est un peu compliquée mais sa rigueur (rigidité ?) évite certaines ambigüités, c’est probablement le prix à payer.

La difficulté à vivre sans voiture, les réseaux bus trains ne desservent pas généreusement les villes petites ou moyennes, à la différence de Londres ultra performante de ce point de vue-là.

Mes projets

Rester et acheter un logement
Elever nos futurs enfants ici (mais nous serons toujours des supporters passionnés de l’équipe de rugby de Leinster)
Créer et développer un collectif kino à Bordeaux afin de mettre en relation des techniciens du spectacle
Enseigner le théâtre en anglais
Apprendre le français, participer aux Franglish (speed dating entre francophones et anglophones)

Les relations sociales ?

Ce n’est pas évident même si je sympathise avec certains étudiants, et puis nous avons eu peu de temps, ce sera plus simple quand nous serons impliqués dans des activités.

Les lieux qui comptent

– La place du marché des chartrons
– Le jardin public
– Le musée Jean Moulin, j’y ai vu un drapeau nazi en vrai pour la première fois, saisissant !
– Le Médoc, Saint Emilion, le Cap ferret, la citadelle de Blaye.
– Le miroir d’eau qui est un bon résumé de Bordeaux : la modernité et le classicisme en harmonie.
– L’Utopia

Ce qui me manque de Londres

Mes amis
Les grands acteurs jouant dans de « grandes » pièces, très accessibles à Londres, les rencontres avec les artistes, je n’ai pas encore les connections.
Etre fluent en français afin de me sentir chez moi.

Ce qui me manque de Dublin

ma famille

Le danger pour Bordeaux

que les prix grimpent trop, effet pervers qui tuerait la ville

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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