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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 6 décembre 2016

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Claude Boscher - Artisan coiffeur

Mis à jour le 4 avril 2014

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A Bordeaux depuis 1 an et demi après plus d’une décennie new yorkaise
Bordeaux, where else ?

A l’origine

Je suis breton, de Saint Brieuc
Après avoir exercé à Paris je suis parti 15 ans à New York, j’en rêvais ! J’y ai été formateur pour Jacques Dessange puis coiffeur de studio pour les oscars. J’ai coiffé les modèles de Victorias Secret et de nombreuses personnalités.
Après 15 ans de cette vie épuisante, j’ai souhaité me poser, retrouver mes racines, partager mon expérience, ouvrir mon salon en collaboration avec mon ami Joël Oury.

Dans quelle ville ?

Nous avions rayé Paris de la carte de nos envies, trop stressant et éloigné de la campagne.
Nous sommes partis en repérage à Saint-Tropez : le travail nous y est apparu trop saisonnier et la mentalité ne nous correspondait pas. Nous avons sillonné la France à la recherche de la ville idéale pour nous y implanter.
En venant rendre visite à un ami restaurateur à Libourne, nous avons retrouvé Bordeaux que nous connaissions mal. Installés à une terrasse, nous avons observé l’élégance, le chic propres à cette ville.
Le coup de cœur a été immédiat, ce fût comme une évidence. L’aventure bordelaise allait pouvoir commencer.

Où dans Bordeaux

On nous avait fait l’article sur les chartrons, un peu excentrés à notre goût. Nous nous sommes finalement orientés sur le triangle et sommes tombés sur une annonce en nous promenant cours Clémenceau. Il s’est passé un an entre la prise de décision et notre installation. Nous souhaitions implanter un concept innovant, un salon qui ne ressemble pas à un salon, spacieux mais intime, à l’étage et dans lequel la qualité prime sur la quantité, mission accomplie avec « Upper Style ». Nous prenons grand soin de nos clients et exerçons notre métier de manière artisanale. Les retours sont bons, le bouche à oreille fonctionne.

Notre vie sociale

Nous habitons rive droite et travaillons tard, 6 jours sur 7.
Notre vie sociale prend donc sa source dans notre activité et s’est amorcée grâce à de belles rencontres : Sandrine Sebag qui a lancé le guide Bordeaux Code dans lequel nous apparaissons, Anne Iris Poussielgues de l’association « les parisiens de Bordeaux », ces contacts devenus amicaux ont esquissé notre  «réseau».

Des projets bordelais

Nous dégager du temps pour aller à l’opéra, à l’auditorium, dans les musées.
Découvrir le Sud de la ville.
Décliner le brushing à l’américaine à la mode bordelaise dans une version plus  « light »

Le bordelais

Est bien habillé, porte une ceinture Laffargue (célèbre maroquinerie luzienne), ne klaxonne pas en ville (contrairement au parisien), se comporte en gentlemen, est fier de sa ville (Juppé a créé une synergie positive).
Bordeaux c’est Paris sans le stress, de la belle endormie on est passé au petit Paris.

Et demain ?

J’attend avec impatience de voir la transformation des bassins à flots, le musée du vin et la LGV (ligne à grande vitesse)
La ville est en devenir, peu de villes en France donnent à ce point l’impression de se développer, de s’agrandir.

Les lieux qui comptent

Les quais : symboles de Bordeaux, pleins de vie, surtout quand arrivent de gros bateaux. J’y regrette la sculpture de Jaume Piensa.
Le restaurant Venetto, c’est un peu notre QG, tout comme chez pompon.
St Emilion.
La terrasse de la corniche, le Pyla
Les surprises que réserve la ville : parfois, en poussant une porte on tombe sur un escalier monumental.
Les Chartrons, les quinconces, les allées de Chartres et d’Orléans.
Le triangle qui est un village, chic certes mais on y rencontre toujours les mêmes gens, comme à New York d’ailleurs, il y règne un état d’esprit sympathique, nous nous y sentons bordelais.
Les bassins à flots qui m’évoquent le côté Wall Street de New York.

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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