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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 11 décembre 2016

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Catherine Marnas, néo directrice du TNBA, chargée de la conduite artistique de NOVART 2014.

Mis à jour le 5 décembre 2014

Catherine Marnas, néo directrice du TNBA, chargée de la conduite artistique de NOVART 2014.

Bordeaux VS Marseille

Parcours migratoire

J’ai débarqué le 6 janvier 2014

Je ne connaissais pas Bordeaux.

J’y avais enseigné deux mois durant et présenté un spectacle il y a de cela cinq ou six ans.
J’étais également venue il y a très longtemps camper à Lit et Mixe avec des copains, ma connaissance des lieux s’arrêtait là.
Je viens du couloir rhodanien, ardéchoise ayant vécu à Lyon et Marseille, ici ce n’est pas du tout ma région.

Où à Bordeaux

J’ai navigué dans différents meublés, je voulais être près du théâtre, j’ai trouvé un appartement en rez-de-jardin à Sainte Croix.
Arrivant de Marseille je suis attachée au côté cosmopolite du quartier.

J’ai débarqué seule mais mon compagnon, mexicain, va me rejoindre.
Il adore Bordeaux, son père est galicien, il existe des points communs entre nos régions, l’océan….

Bordeaux mode d’emploi

Pour comprendre Bordeaux je me suis baladée le nez au vent, et puis les gens de l’équipe m’ont accueilli.
J’ai un côté méditerranéen, je noue facilement, je parle aux gens et ici ils le prennent bien, contrairement à Paris.
J’ai un voisinage extraordinaire, ma famille d’élection.
Bordeaux est une ville du Sud, on le sent particulièrement dans ce quartier. Je fais à peu près tout à pied.

J’aime

Les puces sont un de mes points d’accroche de la ville les plus importants.
Quand je suis arrivée avec ma petite valise, je me suis équipée aux puces des quais, génial.
J’y vais très souvent j’y traine, je regarde, j’écoute les gens parler, ces lieux m’inspirent et puis tous ces vieux objets c’est important.

Le miroir d’eau : Quel spectacle incroyable, certains y improvisent des chorégraphies, ces enfants en petite culotte devant ces bâtiments si majestueux…
La place Renaudel avec ses terrasses.

J’aime voir des ragondins dans la Garonne
Ces petites réserves dans lesquelles les gens plantent des fleurs à même la rue : roses trémières, glycines.

La dune du pyla avec du vent et la forêt à l’infini.

Les gens, très accueillants, certaines personnes m’ont arrêté dans la rue pour me dire qu’ils avaient aimé la pièce « ligne de faille »

Mes amis marseillais qui sont venus ont trouvé la ville paradisiaque, ma soeur qui vit à Paris a adoré, j’aimerais la faire venir .

J’aime moins

La mer me manque, même si elle n’est pas loin j’ai si peu de temps, Atlantique ou Méditerranée peu importe mais j’ai besoin de ce rapport à l’infini qui m’aide à travailler. J’ai fait une échappée à Montalivet en 10 mois.

Ce qui me manque : Mes amis mais bon ils viennent et je m’en fais de nouveaux. Et la lumière de Marseille.

Avez vous fait des petits bordelais ?

J’ai amené deux comédiens et demi avec moi, ils sont contents d’être venus.
Mon directeur adjoint et sa compagne ont également suivi.

Bordeaux VS Marseille

La lumière bordelaise est très différente, plus tamisée que celle de Marseille qui est crue, violente.

En arrivant j’en ai bavé, je n’étais pas habituée à la pluie, à l’Estaque (quartier de Marseille) la pluie, quasi inexistante est une fête.

Nous n’avons pas de marché aussi bien achalandé dans les quartiers populaires que votre génial marché des Capucins, à ce niveau là aussi ont sent que Marseille est plus pauvre

La qualité de la réflexion rend les problèmes parfois un peu longs à résoudre ici

Les rythmes sont différents : Marseille est impulsive, les gens y sont électriques, les bordelais pas du tout.

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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