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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 6 décembre 2016

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Brigitte Julien | Je découvre des gens agréables, des collègues bien dans leurs baskets

arcachon

La nouvelle directrice départementale de la sécurité publique et coordonnatrice zonale pour le Sud-Ouest des forces de police a été nommée le 3 novembre 2014.

Pourquoi avoir postulé à Bordeaux ?

Je connaissais un peu Bordeaux où je venais depuis Pau pour des raisons professionnelles.
J’ai passé de très nombreuses années en région parisienne, suis passée par Pau comme DDSP et par Grenoble, et souhaitais revenir sur le terrain. Une opportunité s’est présentée, j’ai candidaté.
Je suis la première femme à occuper un poste de cette importance au sein de la sécurité publique.
J’ai par ailleurs une maison dans le pays basque qui a été un véritable coup de cœur.
Nous souhaitions allier vie professionnelle et plaisir et espérons en profiter bientôt.
Je suis originaire d’Avignon. Le climat ici est finalement très doux, différent de celui du Sud Est où quand le mistral souffle on ne sait pas où se mettre.

Dans quelle commune avez-vous choisi de vivre ?

Nous avons l’obligation de résider à moins de 15 minutes de l’hôtel de police afin d’être disponible rapidement.
Nous habitons Mérignac, avons un bout de jardin qui nous permet de mettre le nez dehors et de prendre nos repas à l’extérieur.
J’entends les oiseaux, la ville est facile d’accès.
En 2003 nous avions quitté Paris pour Pau avec mon fils qui ne souhaitait pas suivre, ma fille est restée passer son bac à Paris (nos mutations ne suivent hélas pas le calendrier scolaire); Bordeaux aurait été plus facile à vendre et fera partie de l’équation dans la poursuite de ses études.

Bordeaux est une ville sûre ?

Par rapport à d’autres communes de la même importance, plutôt, on a surtout moins d’atteintes aux personnes, ici on est davantage sur une délinquance d’appropriation et non pas d’opportunité. On agresse peu les gens pour les voler, il y a des cambriolages mais on est serein en terrasse de café.

Les problèmes de délinquance existent malgré tout mais souvent dans des contextes spéciaux, liés à l’alcool, aux abords des boîtes de nuit entre le jeudi soir et le dimanche soir, du côté de Paludate.

La vie sociale

Je suis présidente de la fédération sportive de la police nationale qui comporte 21 000 adhérents.

Il est vrai qu’on reste dans le milieu policier mais la vie sociale n’est pas forcément simple dans nos métiers : les déménagements sont fréquents, les horaires compliqués, les week-ends bousculés.

Les gens sont curieux de notre profession, je ne dis pas ce que je fais dans les dîners et dans les soirées entre collègues je vais vers le conjoint qui n’est pas de la profession, ils sont un peu perdus et on le comprend.

Votre 31 décembre par exemple ?
Je travaillais, ma famille est venue le 1er mais nous avons été retardés et sommes passé à table très tard, heureusement que la famille comprend. Mon compagnon est policier, il sait.

Les lieux qui comptent :
Les quais, cette impression d’espace est une respiration et la ville y apparaît claire et lumineuse.
Saint-Emilion, nous y retournerons, Arcachon mais hors saison, sans le monde.
Le restaurant de foie gras le loup, rue du loup, joli et excellent.

Le bilan ?

Je découvre des gens agréables, des collègues bien dans leurs baskets, au service de la population avec un sens du service public à un haut niveau.
Je n’ai aucun regret d’avoir quitté la région parisienne, le bruit, le monde, le rythme.
Je travaille dans de meilleures conditions, je n’ai pas l’impression de remplir un puits sans fonds ce qui crée de réels moments de satisfaction, nous avons des retours de la population, les gens savent dire merci, pendant la grande marche « Charlie » quelqu’un a même déposé des fleurs sur un camion de police, du jamais vu.

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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