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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 11 décembre 2016

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Anne Iris Poussielgue - Consultante en publicité

Mis à jour le 26 janvier 2016

Anne Iris Poussielgue – Consultante en publicité

Arrivée à Bordeaux seule il y a trois ans.
Emblématique, fédératrice : Créatrice de la très courtisée association « les Parisiens de Bordeaux ».

Ce que je savais de Bordeaux

Dans le cadre de mon métier dans la publicité j’avais travaillé pour la CUB, Bernard Magrez, Marie Brizard voici des années.
On mettait plus de 4h pour venir, la ville était sombre, sale, assoupie.
Il n’y avait aucun hôtel de charme, on logeait quartier du Lac, peu plaisant alors. Je n’aurais jamais imaginé y vivre un jour.

Maintenant

Je suis revenue j’ai trouvé l’eau, découvert les quais, la ville à 3h de Paris.
Mon travail de consultante autorise cette liberté géographique, j’ai franchi le pas.

Pourquoi Bordeaux ?

Ras le bol du climat parisien, les prix bordelais sont plus attractifs, j’avais des amis sur place.
La proximité de la mer, la beauté de la ville ont fait le reste : les avantages d’une capitale sans les écueils d’une ville de province.

Où à Bordeaux ?

Les quais qui offrent une vue, une ouverture sur la nature, on s y sent en vacances dans une cité balnéaire, un port.
J’y ai dégoté un appartement à louer, introuvable à Paris dans un budget équivalent.
J’ai ensuite déménagé vers le cœur des Chartrons dans un appartement avec patio.
A Paris on va dehors, ici, même chez soi on peut être dehors, on voit le ciel.
Les Chartrons sont parfaits pour les citadins célibataires, on y retrouve un esprit village.
C’est historiquement un quartier d’immigration, peut être cela m’a t il parlé ?
Avec des enfants petits j’aurais privilégié le  « scolaire ».

Comment Bordeaux?

Quand on arrive, même avec des liens locaux, il faut se battre pour échapper à la solitude.
Je ne pense pas que Bordeaux soit fermée, chaque ville a ses codes, ses réseaux.
J’ai créé l’instrument de mon intégration avec mon association. Le rôle joué par les commerçants est important, ils facilitent la compréhension du site.
La cooptation, la rencontre avec une galeriste ont fait le reste.

Les besoins d’un néo bordelais

Ils sont très techniques : quel quartier ? mais aussi quel médecin, quel juriste si besoin, quelle activité et où ? Nous avons besoin de personnes de souche pour connaître les bons plans, éviter les faux pas
Les moins : Les lieux se vident le soir venu, les gens marchent peu dans la ville à la nuit tombée. Mis à part dans l’hypercentre, les rues sont désertes et la vie nocturne faible.

Les surprises

Les magasins qui ferment entre midi et deux heures, étonnant !
Aux beaux jours, il m’a été difficile de faire avec une cité qui se dépeuple au profit des plages. Ce rythme entre deux lieux m’a décontenancé.
Paris n’est jamais inhabité, Bordeaux peut sembler l’être certains week end, une certaine léthargie s’empare de la ville.
Par contre l’accès à la mer, à la campagne y est assez démocratique.

Les codes, l’apprentissage

Ici les gens font preuve de plus de civilité, sont plus aimables, prennent le temps pour établir une relation.
En arrivant de la capitale, il faut se calmer, faire profil bas.
Prendre son temps, savourer l’art de vivre fait ici partie de la vie et facilite les contacts humains.

Rechutes

J’ai gardé un appartement à Paris que je loue. Je n’ai renoncé ni au supplément Télérama Paris, ni au Figaroscope mais la lecture d’un bon quotidien régional est nécessaire à une intégration positive

Notre apport à la ville ?

Je crois que notre regard extérieur a ré ouvert les yeux des Bordelais.
Longtemps, la ville ne s’est pas occupé de son physique, même à la grande époque du CAPC, ça semble incompréhensible aujourd’hui.
Et puis je pense que les Parisiens lancent les tendances, à Bordeaux comme ailleurs.

Verdict

Bordeaux est aujourd’hui mon port d’attache, même si je vais je viens, je ne m’y sens pas coincée, je l’ai choisie. Je m’enracine…

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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