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| Vivre à Bordeaux et en Gironde | 6 décembre 2016

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Alexandre Marchand - Graphiste

Mis à jour le 23 juin 2014

Alex-Marchand

Alexandre Marchand et Laura de la Parte sont à Bordeaux depuis le 4 octobre 2011.
Alexandre est graphiste free lance dans l’édition et travaille principalement pour les guides Lonely Planet.
Laura est couturière.

Le cheminement

Nous envisagions de quitter Paris où nous vivions depuis 10 ans dont 8 ensemble. J’arrivais précédemment du Mans, Laura est originaire de Bilbao. La promiscuité, le prix des loyers nous ont pesé.
Laura venait de quitter son boulot dans la comm, nous avions déserté le 18ème pour Saint Denis en quête d’espace mais nous ne voyions plus que les aspects négatifs de Paris.
Laura est tombée enceinte.
C’était le moment.

Pourquoi Bordeaux ?

En nous rendant à un mariage vers Tarbes nous nous sommes arrêtés en terrasse place Camille Julian : il y avait une ambiance, un climat, le truc de Bordeaux quoi !!
Sans agressivité et promiscuité.
Plus un compromis géographique à mi chemin entre nos parents sis au Mans et à Bilbao. Une fois Laura enceinte, Bordeaux nous est apparue encore plus attirante, nous y avions des amis.
Sortant de Paris nous souhaitions en avoir pour notre argent.
J’ai concentré 3 jours de visites dans des quartiers centraux, mes amis m’ont drivé. Nous habitons la néo renaissance Maison dorée cours Victor Hugo : le double de surface pour moins cher qu’à Paris.

La vie sociale

Nous avons été très pris par la naissance de notre fils. La découverte de la ville s’est faite au travers de notre vie de jeunes parents, de nos copains sur place.
Quelques mois après notre arrivée une amie ex parisienne m’a proposé de m’installer en co-working, ce qui m’offrait un lieu pour travailler et la vie sociale qui va avec, idéal.

Projets bordelais

Développer des collaborations avec des clients bordelais : m’impliquer dans la ville que je me suis choisie serait un luxe.
Découvrir la région, je viens de décrocher le permis : visiter la côte, le bassin, les landes, le pays basque et aller en Espagne, ma deuxième patrie.
Nous prenons part à la vie bordelaise avec Laura qui a amorcé une carrière de couturière et lancé sa marque de nœuds papillons « Pajaritos » en vente sur alittle Market

Ce qui pourrait me faire fuir

Trouver mieux ailleurs, un Bilbao français avec ces grandes artères urbaines que j’affectionne.

J’aime

Sillonner Bordeaux à vélo pour aller bosser.
Le monde en terrasse, et il reste toujours de la place.
Le restaurant FUFU à midi.
Les nombreuses placettes : Sainte Colombe, Fernand Laffargue aux allures de place de village coincée entre ses deux cours avec le restaurant Santosha.
Les capucins : C’est juste exotique et il y a de supers bons produits, j’y prends mes huîtres une fois par semaine
La scène rock intense : l’hérétic, le bootleg
Boire une bière le soir à « la vie moderne ».
Le café des arts, magnifique.
La Victoire, estuaire de plusieurs cours, populaire, cosmopolite, anonyme, centrale et décontractée.
Le quartier saint Michel, juste merveilleux et la rue Camille Sauvageau, ma  préférée.
Mollat : du service et la paix dans un ensemble architectural ultra préservé
Les quais rive gauche pour le fiston et rive droite pour pique niquer
Un trip perso :Bacalan, quand il fait moche : ambiance  à la Simenon

J’aime moins

C’est contradictoire mais ce que je recherche ici peut m’agacer, à savoir la lenteur..
J’aimerais : pouvoir manger à toute heure partout, sentir cette profusion de services en roues libres.
J’ai encore la mentalité d’un touriste mais pas le temps qui va avec.

Le bilan

Je ne me suis jamais senti vraiment parisien, vais je me sentir bordelais ? Je suis bien ici et mon fils est bordelais.

Interview réalisé par Guillemette Bardinet pour Sud-Ouest (les néo-bordelais)

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